L’origine du Daitō-ryū Aiki-jūjutsu remonte à l’empereur Seiwa, en 850 apr. J.-C. Longtemps gardé secret par le clan Minamoto, cet art était utilisé par l’armée de l’empereur et par sa garde privée. Il fut ensuite transmis à Minamoto Yoshimitsu, un des descendants de l’empereur Seiwa, qui le perfectionna en observant les mouvements naturels d’une araignée capturant sa proie. Durant la guerre de Gosamen (1083 – 1087), Minamoto Yoshimitsu combattit aux côtés de ses frères contre le clan Kiyohata et saisit l’occasion d’y raffiner son art en étudiant les corps ennemis tombés au combat. Ce raffinement se poursuivit au fil des siècles par les générations successives de samouraïs, jusqu’à leur dernière bataille le 24 septembre 1877. Le Daitō-ryū Aiki-jūjutsu devint ensuite un « Trésor culturel », et pour s’assurer que cet art, développé sur plusieurs siècles, ne se perde pas, Sensei Takeda Sōkaku le rendit accessible au reste du Japon.

 

sokaku

Takeda Sōkaku est né le 10 octobre 1859 à Oike Aizu, aujourd’hui une préfecture de Fukushima. Enfant, il apprit le kenjutsu, bojutsu, sumo, et Daitō-ryū de son père, et étudia le Ono-ha Itto-ryū au dojo Yokikan auprès de Shibuya Toba.

En 1873, Sōkaku voyagea avec son père jusqu’au dojo du sabreur Sakakibara Kenkichi. Il y demeura comme étudiant-résident et s’entraina avec les plus grands sabreurs de l’époque, dont plusieurs avaient été membres de l’école exclusive d’arts martiaux Kobusho. Il apprit à maîtriser plusieurs techniques et armes telles que le sabre (ken), le bâton (bo), le demi-bâton (hankyu), le bâton court (jo), et les dards (shuriken). Ultérieurement, il reçu une licence dans les arts de la lance du Hōzōin-ryū. À la fin de sa vie, Sōkaku concentra ses activités d’enseignements à Hokkaido. Il décéda le 25 avril 1943, à l’âge de 83 ans.

 

 

 

tokimuneSuite au décès de Sokaku en 1943, son 3e fils, Takeda Tokimune, lui succéda en qualité de chef de famille et de directeur (soke) du Daitō-ryū. Tokimune, né le 7 octobre 1916 à Hokkaido, reçu dès le jeune âge un entrainement stricte de son père dans l’art du sabre et du Daitō-ryū Aiki-jūjutsu. Il l’accompagna souvent dans ses voyages, agissant en son nom en tant que maître-assistant (kyoju dairi). Tokimune entreprit de partager cet art avec un auditoire plus vaste en effectuant des séminaires à travers le Japon, et le 7 février 1981, il présenta le Daitō-ryū à une importante démonstration publique d’arts martiaux traditionnels diffusée à la télévision nationale du Japon. Sa démonstration inclue tachiai rokunin zume (clouer au sol 6 attaquants qui essaient de le retenir en position debout) et newaza kyunin nage (jeter au sol 9 adversaires qui essaient de le clouer sur le dos). C’est ainsi que les techniques du Daitō-ryū Aiki-jūjutsu, combinées à l’adresse de Tokimune, attirèrent immédiatement l’attention du monde du budo japonais.

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